En ce temps pascal, où Jésus nous a donné sa Vie, je vous propose un beau texte de Charles de Foucauld sur l’Eucharistie qui permet de remercier pleinement Dieu de tous ses bienfaits :
» Ce qui glorifie le plus Dieu, c’est que le Corps et le Sang de son Fils Lui soient offerts le plus souvent possible par les prêtres qu’il y appelle. S’il t’y appelle, garde-toi donc de refuser : « Accepte le calice du salut », par son moyen tu lui rendras « tout ce que tu as reçu de Lui ». Tu l’as reçu Lui-même : La Sainte Eucharistie est le plus grand des dons qu’il t’ait fait; tu lui rendras Lui-même. Ainsi tu Lui rendras réellement « tous les bien qu’il t’a faits » et la parole du Psalmiste s’accomplira à la lettre. Tu lui rends aussi dans une certaine mesure les biens qu’il t’a faits en l’offrant à son Père en la Sainte Communion, mais d’une manière très inférieure, et bien moins glorieuse pour son Père et pour Lui. Tu reçois bien plus que tu ne donnes dans la Sainte Communion… dans la Sainte Messe tu donnes autant que tu reçois :… tu reçois l’Infini et tu donnes l’Infini. C’est donc seulement en offrant le Saint Sacrifice que tu peux parfaitement et pleinement « remercier Dieu de tous les dons qu’il t’a faits »….
Si l’on t’offre le sacerdoce… si je te l’offre par une bouche, par une main autorisée, reçois-le donc, non pour toi, mais pour moi, parce que c’est le moyen pour toi de me procurer la plus grande gloire… gloire bien plus grande que ce que tu peux faire par tes oeuvres, puisque c’est m’offrir non des oeuvres humaines (divinisées, il est vrai, par la grâce qui les inspire et les accompagne), mais Dieu même, non seulement mes bienfaits, ma grâce, les bonnes oeuvres que je fais en toi, mais ma propre essence, l’auteur des bonnes oeuvres, des grâces, des bienfaits. C’est m’offrir l’Infini au lieu du fini… Par toutes les autres bonnes oeuvres, tu m’offres le fini, par le Saint Sacrifice de la Messe, tu me donnes l’Infini…. »
(Charles de Foucauld, « Nouveaux écrits spirituels, la Semaine Sainte »)