Masculin et Féminin

Nous avons fêté ce lundi 25 mars l’Annonciation. Une belle fête de Marie, Mère des prêtres, qui conçoit le grand prêtre, Jésus.
A cette occasion, je vous partage quelques lignes assez originales, qui soulignent l’importance de la gratitude pour les prêtres et de la part des prêtres. Elles sont tirées d’un livre de Gabrielle VIALLA, du centre Billings France, qui a pour titre : « Recevoir le féminin ». C’est au chapitre V : « Le sacerdoce et la femme » :
  « On se plaint beaucoup d’une société sans père, comme d’un sacerdoce en péril. Je vois un lien entre l’effacement de la paternité et la disparition progressive de ce sentiment traditionnel de gratitude des hommes envers la mère de leurs enfants : gratitude qui a une valeur sociale exemplaire quand une certaine lassitude ou impatience face aux défauts pénibles de celle-ci se fait jour.
  « Je vois aussi un lien entre l’inquiétant manque de prêtres, et le défaut d’une gratitude féminine. Celle-ci porte trop souvent, non d’abord sur le don de soi objectif de la masculinité dans l’offrande des sacrements, mais sur d’autres considérations.
  « Toutefois, il reste un sujet d’interrogation. […] Où se situe la nécessaire réciprocité entre masculin et féminin au sujet du sacerdoce? Nous avons noté la réalité d’une dette féminine envers le sacerdoce masculin. Mais cette dette est peut-être d’autant plus difficile à accepter pour certaines femmes, que leur rôle propre, féminin, par rapport à l’Eucharistie, leur semble confus.
  « Pourtant, le cardinal Ratzinger, dans La Fille de Sion, fait remarquer que le féminin signifie « la réponse à l’appel divin de la Création et de l’Election. Elle exprime le fait qu’existe la pure réponse et qu’en elle l’Amour de Dieu trouve sa demeure irrévocable ».
  « […] Spirituellement, l’homme – comme la femme – a une dette envers Marie, la nouvelle Eve, pour son oui à la maternité divine. La femme – comme l’homme – a une dette particulière envers Jésus nouvel Adam, pour le don de Sa vie.
  « Ces dettes, à l’échelle divine, ou à l’échelle humaine, ne devraient pas devenir des occasions de revendications, ou de positions défensives ; elles sont au contraire des occasions d’émerveillement, de gratitude, de compréhension mutuelle. Il nous faut comprendre que l’exclusion, si elle est divinement voulue, est d’abord l’occasion de distinguer, dans les deux sens du terme  : différencier et mettre à l’honneur. »

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